Certains acteurs du marketing penchent pour une réponse affirmative.

Pour  ces marketeurs, le coronavirus aura provoqué une mutation dans ses différents process. Il faudra refaire connaissance avec ses clients, loin du traditionnel parcours du consommateur qui aujourd’hui semble désuet. Car en effet, les besoins et les priorités ont été bouleversés par la pandémie et les valeurs ont été reclassées.

Le train du marketing demande plus que jamais de comprendre les attentes et comportements du consommateur post covid-19. La pandémie a imposé son essentiel, différent des recommandations d’antan.

Les catégories socioprofessionnelles ont brisé les barrières qui les séparaient, pour céder la place non pas à un monde homogène, mais à un environnement diversement structuré. Chez les consommateurs, il existe désormais une incertitude latente, qui les amène à être plus prudents et moins expansifs pour certains, ou tout à fait l’inverse pour d’autres. Du coup, les relations commerciales et transactionnelles sont soumises à la bonne compréhension des attentes et comportements des acheteurs.

L’indicible fragilité des constructions mentales, structurelles ou infrastructurelles a été exposée. «Le one size fits all» (taille unique pour tous) a succombé pour le «Not everyone fits the mold » (le moule ne sied pas à tout le monde).

Le marketing en période post covid-19 composera donc avec l’imprévisibilité de la vie, la personnalisation des offres risque être plus accentuée.

Mais au finish certains paradigmes ne changeront pas, le haut ou bas de gamme  garderont leurs différents niveaux, même si au fond, la centralité sur l’humain sera très marquée. Le «business as usual» va poursuivre son chemin et l’économie numérique plus jamais est appelée à se développer.

En clair, le marketeur moderne est plus que jamais un guide.

La somme de ces expériences a été partagée le mercredi 29 juillet 2020, lors du  «Corolearner Talk» consacré aux acteurs du marketing et de la communication.